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MERLEAU-PONTY CRITIQUE DE LA TRANSPARENCE |
ALLOA | |||||||
| Emmanuel | ||||||||
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On ne saurait reprocher à une pensée dont le développement a été brutalement interrompu de ne pas être conclusive. Mais si cet inachèvement a incité de nombreux auditeurs et lecteurs à prolonger ses lignes de fuite vers d'autres horizons féconds, l'uvre elle-même a souvent fait l'objet d'un paradoxal oubli. Vouloir évaluer le legs de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961), cent ans après sa naissance, signifie donc avant tout prendre l'uvre au sérieux en tant qu'uvre et mettre au jour l'extrême cohérence qui la soutient. En suivant le fil rouge d'une notion, omniprésente des premiers aux derniers écrits, mais qui, en tant que concept opératoire, est passée jusqu'ici inaperçue, l'ouvrage retrace la lutte incessante de Merleau-Ponty contre toute idéologie de la transparence (transparence de soi à soi, du soi et de son savoir, du soi et de l'Autre) qui est aussi toujours la lutte de Merleau-Ponty avec lui-même. Tout en intégrant les recherches sur les textes publiés ces dernières années ainsi qu'un nombre de manuscrits à ce jour inédits, le livre se défait de la tentation philologique pour restituer au contraire l'organicité d'une pensée en acte, dont on commence à peine à mesurer toute la portée. |
Directeur d'un séminaire
extérieur au Collège International de Philosophie et chargé
de cours à l'Université de Paris VIII, Emmanuel Alloa poursuit
actuellement un projet de recherche sur le statut de l'image en philosophie
à la Freie Universität de Berlin. |
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Consistances de la littérature, des arts, de la philosophie |
ARCURI Carlo U. PASSERONE Giorgio |
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" En-dehors ", " en dehors de " : on pourrait se demander comment il se fait que l'oxymore qui désigne la souplesse " en extériorité " du corps du danseur (semblable à celle des marionnettes de Kleist) en vient à amorcer un tel mouvement d'exclusion. Peut-être a-t-on pris l'habitude de tenir pour non avenu ce qui, au cur des événements les plus imperceptibles, évoque l'idée d'une intériorité d'emblée braquée sur ce qui l'excède. D'où l'idée de prendre à rebrousse-poil les disciplines et les arts afin de les ramener à cette " logique de l'indistinct " qui s'inscrit en faux contre leur état présent. Dès lors il ne s'agit pas de convoquer côte à côte la littérature, les arts, la philosophie afin de mieux définir leurs compétences voire leurs "jardins" respectifs, mais d'envisager une nouvelle consistance en dehors des partages consensuels du sensible et du pensable. À l'époque où l'on tente scandaleusement d'arrimer jusqu'aux flux des sans patrie aux logiques identitaires les plus lugubres, l'"en-dehors", tout simplement, est à ce prix. |
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ARMENGAUD |
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| Françoise | ||||||||
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L'auteur prend son point de départ dans sa conviction du caractère central, encore de nos jours, de la notion de sacrifice, pour archaïque voire désuète qu'elle puisse paraître à un esprit occidental. Or au sein même de l'Occident, elle s'avère vivace dans les pratiques (cacher et halal) des monothéismes juif et musulman. Elle reste centrale, au moins métaphoriquement et théologiquement, dans le christianisme. Mais il s'agit également de s'interroger sur l'éventuelle permanence d'un élément sacrificiel hors rituel, à la fois sourd, obscur et plat, dénué de toute opérativité positive, celui de l'abattage industriel et de la nourriture carnée, banalement et excessivement consommée aujourd'hui. Le point essentiel est que la "question" des animaux n'est pas un "à côté" ou un "en dehors" de l'humain, mais qu'elle lui est consubstantielle. Ce n'est donc pas non plus un "hors politique", et ce, à bien des titres. Les économies modernes regorgent de pratiques perverses et mortifères à court terme comme à long terme. Il faut poser le défi : quelle société voulons-nous pour vivre en paix non seulement entre humains mais entre "animaux humains" et "animaux non-humains" ? |
Normalienne, agrégée et docteur en philosophie, Françoise Armengaud a enseigné la philosophie du langage et l'esthétique à l'Université de Paris X. Ses recherches portent sur la littérature, la relation du texte à l'image, les représentations de l'animalité dans la culture et les relations des humains aux animaux. Elle a déjà publié aux Éditions Kimé L'art d'oblitération - Essais et entretiens sur l'uvre de Sacha Sosno, et Lignes de partage. Littérature/Poésie/Philosophie. |
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Autour de Francis Jacques |
Armengaud Françoise Popelard Marie-Dominique Vernant Denis |
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| Jean-Clet | ||||||||
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L'œuvre philosophique de Francis Jacques comporte de nombreux aspects dont il convenait de déployer l'ampleur. Sonder les questions vives qu'elle suscite a été l'ambition d'un colloque tenu à Cerisy du 1er au 8 septembre 2000, qui regroupait amis, collègues et étudiants pour un travail d'atelier en manière d'hommage véritable. Différentes stratégies discursives sont distinguées, puis différents types textuels indexés sur les structures élémentaires de l'interrogativité : philosophique, religieux, scientifique, poétique. Associée à une anthropologie de la réalité interrogeante (Ecrits anthropologiques, 2000), une théorie du texte peut alors voir le jour (De la textualité, 2002). Textes de Françoise ARMENGAUD - Jean-Marie BEYSSADE - Philippe CAPELLE - Monique CASTILLO - Paul GOCHET - Simone GOYARD-FABRE - Eric GRILLO - Jean GUICHARD - Francis JACQUES - François JOST - Jean LADRIÈRE - Jean-Louis LEUTRAT - Kuno LORENZ - Jean-François MATTÉI - Marco M.OLIVETTI - Marie-Dominique POPELARD - Denis VERNANT - Anthony WALL |
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Artières | |||||||
| Philippe | ||||||||
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Première Partie Frédéric Gros, " De Borges à Magritte " / Roberto Nigro, " Foucault, lecteur et critique de Bataille et Blanchot " / Judith Revel, " la naissance littéraire du biopolitique " / Philippe Artières, " Le pouvoir d'écriture. Foucault et l'autobiographie " / Nathalie Piegay-Gros, " La critique littéraire et la pensŽe de Michel Foucault. " / Françoise Gaillard, " La culture de l'individualité. Relire M. Foucault et M. Yourcenar " Deuxième partie Stefano Catucci, " La pensée peinturale " / Pierre Lascoumes, " La perpendicularisation de la société. Soldats, danseurs, carroussels et ballets de cour " / Jean-Louis Violeau, " Du panoptisme aux réseaux. Foucault et les architectes " / Serge Toubiana, " Michel Foucault et le cinéma "
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Au risque de la philosophie |
BARBE-PETIT |
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| Françoise | ||||||||
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Tout a été
dit sur Duras, hormis son rapport à la philosophie. Présentée
comme l'écrivaine du désir, du plaisir physique et de la
jouissance du soi, l'auteure d'Hiroshima mon amour est aussi perçue
comme celle qui a su saisir la douleur des autres. Mais on a ignoré,
de fait, les références à Diderot ou à Rousseau.
Paradoxalement, Duras qui se méfie des intellectuels, en appelle
souvent à la sagesse des anciens pour s'interroger sur les métamorphoses
du temps et de la matière. Comprendre pourquoi l'amour se défait,
puis ensuite inscrire l'histoire de la passion qui n'est plus, telle est
bien pourtant la trame des romans de Duras. La créatrice de Lol.V.Stein
qui a si bien décrit la dépossession de son personnage au
moment de la perte de l'amour ne pouvait qu'être séduite
par les pensées de Pascal et de Kierkegaard lorsqu'elles s'emparent
de la description du ravissement de l'homme par Dieu. N'être plus
soi-même parce que l'on est envahi par un tout autre que soi, ne
plus s'appartenir pour s'approcher de l'autre ou du grand Autre constituent
des moments charnières chez la romancière comme chez les
philosophes. |
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BENSUSSAN Gérard | |||||||
| COHEN Joseph | ||||||||
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Ce collectif entend
revenir sur la pensée de Martin Heidegger, " faire le point
" sur son immense portée autant que sur ses vastes ombres
et, depuis ce brassage de perspectives, proposer une interrogation polymorphe
de notre destin historique et de son avenir. Les multiples lectures et
hypothèses proposées attestent, nous semble-t-il, de l'étendue
et de la richesse des rapports qu'entretient la recherche actuelle au
texte même de Heidegger, à ses interprétations et
à ses réceptions.
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Jean-Luc
Nancy |
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LA CONNAISSANCE DE L'ALTÉRITÉ CULTURELLE A TRAVERS LES TEXTES |
BONOLI | |||||||
| Lorenzo | ||||||||
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Lire les cultures
propose une réflexion sur les problèmes soulevés
par la fixation et la transmission de connaissances concernant des cultures
différentes de la nôtre. En prenant l'exemple du texte ethnographique,
l'ouvrage soulève une série d'interrogations concernant
aussi bien sa rédaction que sa réception : Comment peut-on
décrire une culture qui ne partage pas notre histoire, notre langue
et notre vision du monde ? Avec quels mots et quels concepts ? Jusqu'à
quel point notre conditionnement culturel déforme-t-il toute tentative
de description ? Dans quelle mesure ce conditionnement intervient-il également
au moment de la lecture du texte ethnographique? Quelle sorte de connaissance
de l'autre culture demeure-t-elle dès lors possible après
la lecture? Et, surtout, de quelle façon peut-on reconstruire la
représentation d'une culture autre à partir d'un
texte écrit dans une langue familière ? |
Lorenzo Bonoli est docteur ès lettres à l'Université de Lausanne avec une thèse en Philosophie. Il s'intéresse principalement aux questions épistémologiques concernant le langage et le texte dans le domaine des sciences humaines. Il travaille actuellement comme chercheur à l'Institut Universitaire Fédéral pour la Formation Professionnelle (IUFFP) de Lugano. |
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Problèmes philosophiques d'une pseudo-science |
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La physiognomonie est une vieille tentation qui remonte à l'Antiquité, et se transmet jusqu'aux XVIIIe et XIXe siècles avec Lavater et ses silhouettes morales, Gall et les bosses du crâne, Lombroso et le criminel-né. Son projet est de déchiffrer les qualités morales et intellectuelles de l'individu à partir de la forme de son corps et de son visage, au-delà des seules informations qu'il donne de lui-même par sa parole ou ses actes. Cette pseudo-science est fausse d'illusions de scientificité, qui demandent une analyse ; elle se nourrit de vérités pratiques et esthétiques mal conçues, qui demandent à être dévoilées - tâche du philosophe, de l'historien des arts et du critique littéraire.
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Sous la direction de Christophe Bouton Valéry Laurand Layla Raïd |
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BURGAT | |||||||
| Florence | ||||||||
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Quelle place la philosophie
occidentale a-t-elle ménagé aux animaux ? Ce livre se propose
de mettre au jour les impasses auxquelles conduisent tant les conceptions
qui opposent que celles qui confondent l'homme et l'animal. Ce point de
départ fait d'autant mieux apparaître la rupture qu'opèrent
les approches phénoménologiques, mais aussi celles qui à
certains égards s'y apparentent.
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Florence Burgat, philosophe, est chercheur à l'INRA. Elle a notamment publié Animal, mon prochain, éditions Odile Jacob, 1997, prix de l'Académie française. |
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Essai sur l'universalisme kantien |
CASTILLO | |||||||
| Monique | ||||||||
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Quand le mot " culture " comprend les traditions, les modes de vie et les mémoires comme des valeurs plutôt que comme des faits, il s'y attache une responsabilité spécifique : celle de leur présentation ou langage public de leur communicabilité. Il est assurément naïf de croire qu'un nationalisme esthétique pourrait prendre la place du nationalisme belliciste, alors que le contenu sensible et affectif des identifications communautaires contribue, au contraire, à nourrir les ressentiments et les haines qui bellicisent les relations politiques. Toutefois la distinction faite par la philosophie critique entre le schème et le symbole, c'est-à-dire entre le conditionnement et l'inspiration, tient en réserve un type d'action culturelle qui serait en mesure de conférer aux langages des cultures une légitimité relationnelle universelle, à l'opposé des schématismes qui jouent la lettre d'une identité contre l'esprit d'une culture. |
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CASTILLO | |||||||
| Monique | ||||||||
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L'idée s'est
largement répandue que le sort de la paix est étroitement
lié au destin d'une civilisation mondialisée, uniformisée
par la généralisation des mêmes comportements face
à l'information et à la consommation . La perspective d'une
extension planétaire de la rationalité scientifique et technique
inspire le sentiment que la paix serait devenue une affaire " postmoderne
" ; il est tentant de regarder cette perspective comme une sorte
de fin de l'histoire et de croire que la paix pourrait désormais
s'administrer comme une chose. Les adeptes d'un gouvernement mondial l'admettent
à leur façon, en ramenant la paix à un objectif productible
par le moyen d'une homogénéisation des besoins et des satisfactions.
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Monique Castillo, docteur d'Etat, diplômée de l'Institut des Etudes Politiques de Paris, est professeur à l'université de Paris XII, où elle dirige le séminaire d'Ethique, droit et politique. Elle a particulièrement étudié l'uvre juridique et politique de Kant et se consacre depuis quelques années à la philosophie politique contemporaine : ses derniers travaux portent sur la question de la paix, de la citoyenneté, du droit. Elle a dirigé un ouvrage collectif européen (où coopèrent des juristes et des philosophes) sur le thème : Morale et politique des droits de l'homme. |
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Le colloque Phénoménologie(s) et imaginaire s'inscrivait ainsi dans le champ très général d'une recherche sur le croisement de préoccupations anthropologiques et esthétiques. Sa portée s'est néanmoins très naturellement restreinte aux sphères d'une anthropologie phénoménologique et d'une philosophie de la littérature elle-même inspirée par la phénoménologie de l'imagination, cette dernière en tant que l'un des modes canoniques de l'intentionnalité de la conscience que décrit Husserl. La publication qui en résulte aujourd'hui révèle dès lors certains enjeux théoriques dominants, qui assurent la cohérence de l'ensemble en même temps qu'ils en précisent l'enjeu philosophique. |
Sous la direction de Raphaël Celis, Jean-Pol Madou, Laurent Van Eynde |
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CHARDEL Pierre-Antoine ROCKHILL Gabriel |
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A l'heure où les sociétés contemporaines - si l'on en croit certains " grands récits " - sont censées évoluer vers un monde de plus en plus unifié, l'expansion massive des technologies de contrôle, sous leurs multiples aspects, tend à contrarier un tel schéma en rendant paradoxales les dynamiques que l'on prétend résumer sous le concept de mondialisation. Les dispositifs de contrôle, dont la diffusion devient quasiment l'expression d'une règle commune dans une époque où les régimes d'exception tendent à prévaloir, ne renvoient pas cependant à un immense pouvoir tutélaire qui agirait de manière parfaitement homogène sur la totalité du corps social. Ces dispositifs sont plutôt la manifestation d'un pouvoir diffus, dont l'hétérogénéité et la complexité nous imposent des modes spécifiques d'interprétation, justifiant de croiser les approches disciplinaires (philosophique, historique, politologique et littéraire). Il convient en effet d'examiner sous différents angles théoriques et pratiques des modes de contrôle protéiformes qui concernent autant les flux de population et de communication, que les affects et les imaginaires individuels et collectifs. Il s'agit d'interroger leur possible indissociabilité en analysant les différents mécanismes de pouvoir qui agissent sur les processus de subjectivation. |
PIERRE-ANTOINE CHARDEL est philosophe, maître de conférences à l'Institut Télécom et chercheur associé au CERSES (UMR 8137), CNRS/Université de Paris V - Descartes. Il enseigne également au Collège International de Philosophie. Ses recherches se développent à l'articulation de la phénoménologie et de la philosophie sociale et se concentrent plus particulièrement sur l'éthique des nouvelles technologies. GABRIEL ROCKHILL est philosophe, maître de conférences à l'Université de Villanova à Philadelphie (Etats-Unis) et directeur de l'Atelier de théorie critique au Centre Parisien d'Etudes Critiques en collaboration avec le Collège International de Philosophie. Ses recherches se situent au carrefour de la philosophie contemporaine et des sciences sociales, et portent plus spécifiquement sur l'historicité des rapports entre la politique et l'esthétique. Ont contribué à cet ouvrage : EMILY APTER, DIDIER BIGO, PIERRE-ANTOINE CHARDEL, YVES CITTON, ELIE DURING, ROBERT HARVEY, PHILIPPE MENGUE, PAUL PATTON, GABRIEL PERIES, GABRIEL ROCKHILL ET BERNARD STIEGLER.
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Philosophie de l'esprit, épistémologie, pragmatisme |
CHAUVIRE |
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| Christiane | ||||||||
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"La philosophie
a perdu son aura" déclare Wittgenstein à ses étudiants
de Cambridge en 1930, au moment même où Walter Benjamin évoque
la perte d'aura de l'art. Il s'est produit selon le philosophe viennois
une "torsion" dans l'histoire de la philosophie, qui se trouve
coïncider avec l'avènement de ces Temps Modernes auxquels
il ne souscrit qu'avec résignation. La nouvelle philosophie a selon
lui le même rapport avec l'ancienne que la chimie avec l'alchimie,
car il existe dorénavant une méthode philosophique, un savoir
faire bien délimité, et du même coup des philosophes
"de métier". Cette professionnalisation est en même
temps une "réduction" : "Philosophy is now being
reduced to a matter of skill", et, ajoute-t-il avec une tonalité
à la Spengler, "c'est un phénomène caractéristique
d'une époque de culture déclinante ou sans culture"
;en effet" une fois la méthode trouvée, les possibilités
pour la personnalité de s'exprimer sont corrélativement
restreintes". |
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Essai sur la philosophie mathématique de Peirce |
CHAUVIRÉ | |||||||
| Christiane | ||||||||
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En développant l'idée que les procédures cognitives impliquent une modélisation mentale, les sciences cognitives pourraient bien remettre à la mode l'analyse par Peirce du raisonnement mathématique en termes de diagrammes mentaux. Cette analyse prolonge et généralise la doctrine kantienne du schématisme et la thèse du caractère synthétique a priori des énoncés mathématique, et ce, grâce aux ressources de la sémiotique élaborée par Peirce et à sa thèse selon laquelle toute pensée est, et se fait, par signes. Le mathématicien raisonne sur des diagrammes exhibant la structure d'un état de choses mathématiques et, en faisant varier ce diagramme, produit des énoncés informatifs qui n'étaient pas contenus implicitement dans les données et qui sont rigoureusement démontrés. Cette analyse ne vaut pas seulement pour la géométrie, mais aussi pour les autres branches des mathématiques. Ce livre expose l'ensemble de la philosophie mathématique de Peirce, passant notamment au crible sa relecture par J. Hintikka, et esquisse des comparaisons avec certains écrits de Frege de la même époque sur les relations entre logique et mathématiques. |
Christiane Chauviré est Professeur à l'UFR de Philosophie de Paris1 où elle dirige le Master de Philosophie Contemporaine. Elle est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages, notamment : Peirce et la signification (PUF, 1995) ; La philosophie dans la boîte noire (Kimé, 2000) ; Voir le visible : la seconde philosophie de Wittgenstein (PUF, 2003) ; Le moment anthropologique de Wittgenstein, (Kimé, 2005 ) ; Lire les Recherches philosophiques de Wittgenstein, en co-éd. Avec S. Laugier (Vrin, 2006)
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CHAUVIRÉ | |||||||
| Christiane | ||||||||
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En humaniste, bien que misanthrope, Wittgenstein n'a cessé de se soucier de l'humain, depuis sa lecture du Déclin de l'Occident de Spengler après la première guerre mondiale. Au point de développer à partir des années trente une véritable anthropologie, motivée d'ailleurs aussi par le déploiement de sa grammaire philosophique, qui exige comme arrière plan un ensemble de remarques consacrées à l'humain, ses réactions, son éthologie, ses us et coutumes, ses pratiques régulières etc. C'est sur ce fond notamment que se détache, pour Wittgenstein, la physionomie de ce qu'est "suivre une règle", qu'ellesoit mathématique ou sociale. Christiane Chauviré est professeur à l'université de Paris I. Elle a publié de nombreux ouvrages sur Wittgenstein. "La philosophie dans la boîte noire" Kimé, 2000.
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Etudes et variations sur des thèmes de Humboldt |
CHPET | |||||||
| Gustav G. | ||||||||
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Gustav G. Chpet, grand
philosophe russe du XXe siècle, né à Kiev en 1879,
professeur à l'Université de Moscou à la fin des
années dix et au début des années vingt, puis directeur
du département de philosophie de l'Académie d'Etat des Sciences
artistiques de Moscou, il fut arrêté en 1929, exilé
dans les années trente et fusillé en 1937.
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Traduction,
avant-propos et postface du Professeur Nicolas Zavialoff (Université
Victor Segalen Bordeaux 2)
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Jean-Pierre COMETTI : avant-propos Claudine TIERCELIN : Les philosophes et la vie morale Alonso TORDESILLAS : Synonymique, éthique, philosophie (Notes sur Prodicos de Ceos) Roger POUIVET : Philosophie et vertus intellectuelles Pierre LIVET : L'éthique de l'argumentation Max MARCUZZI : L'éthique d'une philosophie après la métaphysique Elisabeth COREAU-SCAVARDA : Wittgenstein : une conception éthique de la philosophie. Jean-Pierre COMETTI : La philosophie dans tous ses états. |
Jean-Pierre Cometti (Sous la direction de)
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Ethique et politique chez Michel Foucault |
DUPONT |
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| Nicolas-Alexandre | ||||||||
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" Entreprise
sérieuse et originale, la présente étude permet d'aborder
la question des rapports entre l'oeuvre ''ouverte'' de Michel Foucault
et le " genre " philosophique, auquel l'auteur de l'Histoire
de la folie à l'âge classique, des Mots et les Choses
et de l'Histoire de la sexualité s'est souvent défendu
d'appartenir. L'auteur y montre fort bien qu'il faut faire dans ces déclarations
la part de la provocation, de l'ironie, et d'une stratégie critique
destinée à déjouer la complicité du discours
philosophique avec le pouvoir, ou mieux avec le ''gouvernement''. Ainsi,
il se serait agi pour Foucault non pas de donner congé à
la philosophie, mais de la pratiquer autrement. Prenant cette hypothèse
fructueuse comme fil directeur d'une vaste enquête sur la logique
cachée de l'entreprise foucaldienne, l'auteur de L'impatience
de la liberté s'efforce ainsi de faire apparaître la
contribution de Michel Foucault à l'histoire de la philosophie
dans une série d'analyses caractérisées par une grande
rigueur dans le choix et le commentaire des textes, une grande finesse
d'interprétation et d'écriture, et une très juste
appréciation des forces internes et externes qui conduisent le
philosophe à se transporter d'un champ dans un autre sans jamais
renoncer à son questionnement - fondamentalement éthique
- sur les rapports du pouvoir et du savoir. " |
Nicolas-Alexandre Dupont, docteur en philosophie de l'université de Genève, enseigne l'éthique et la philosophie politique à l'université de Fribourg (Suisse). Ses recherches portent actuellement sur l'éthique médicale, les théories contemporaines de la démocratie et l'histoire des idées politiques. |
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DURKHEIM | |||||||
| Emile | ||||||||
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Durkheim prononce son cours sur le Contrat social de Rousseau à l'Université de Bordeaux, où il enseigne la pédagogie et les sciences sociales de 1887 à 1902. Il présente la pensée sociale de Rousseau comme une source inspiratrice et un nud de problèmes. Peut-on à la fois soutenir que les individus sont le fondement de l'autorité politique et affirmer la supériorité de la loi sur l'individu ? Quel individualisme la société moderne tend-elle à dissoudre ou à consacrer? C'est le sociologue autant que l'homme impliqué dans l'Affaire Dreyfus qui engage avec le théoricien de la volonté générale un dialogue sans concession. Professeur agrégé de philosophie au Lycée Jules-Ferry (Paris), Pierre Hayat est l'auteur aux éditions Kimé de Emmanuel Levinas, éthique et société et de La passion laïque de Ferdinand Buisson. |
Introduction et notes par Pierre Hayat
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Promenades dans les philosophies françaises de l'éducation |
FEDI |
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| Laurent | ||||||||
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Cet ouvrage présente
un parcours dans les philosophies françaises de l'éducation
et s'adresse aussi bien aux étudiants préparant les concours
de professeur des écoles qu'aux chercheurs spécialisés.
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Né
en 1969, Laurent Fedi est un ancien élève de l'Ecole normale
supérieure. |
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FOGLIA |
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| Marc | ||||||||
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Montaigne voit dans
le commentaire, forme dominante de l'activité intellectuelle à
la Renaissance, le point d'achoppement de la culture humaniste. L'interrogation
sur le sens des textes antiques a fait oublier la question de la vérité.
Loin de marquer un avancement vers davantage de clarté, l'interprétation
finirait par amoindrir notre intelligence du monde. "Il y a plus
affaire à interpreter les interpretations qu'à interpreter
les choses, et plus de livres sur les livres que sur tout autre subject
: nous ne faisons que nous entregloser". Nous pouvons dès
lors faire l'hypothèse que nous n'aurions pas l'expérience
du réel, mais seulement celle d'une interprétation portant
sur d'autres interprétations, et ainsi de suite. Blaise Pascal
ne s'y trompera pas, qui verra dans le problème de l'interprétation
le cur du scepticisme montanien. Pourtant, interpréter est
aussi un "besoin", caractéristique de notre humaine condition,
et une nécessité de la vie sociale. Ne peut-on y voir l'occasion
privilégiée de mettre à l'épreuve le jugement
personnel, en le confrontant à celui des auteurs ? Chef-d'uvre
philosophique de l'humanisme, les Essais font de l'interprétation
l'élément le plus troublant, et le plus prometteur, de la
vie de l'esprit. |
Marc Foglia est professeur agrégé de philosophie, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm. Auteur d'une thèse de doctorat sur Montaigne, il a par ailleurs travaillé en Cabinet ministériel et au Parlement. |
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GIOVANNONI Augustin | |||||||
| GUILHAUMOU Jacques | ||||||||
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La notion de subjectivation
semble être, à première vue, particulièrement
vulnérable à la critique en raison de son manque apparent
de clarté et de distinction, voire de sa surdétermination.
Mais du fait des acquis des sciences sociales, des théories de
l'action ainsi que de la philosophie du langage et de l'esprit, c'est
désormais l'une des plus bouleversées et il n'est plus possible,
aujourd'hui, de penser la question dans les termes des vieux dualismes
: l'explication causale ou l'intelligibilité rationnelle, le sujet
ou l'individu, l'histoire individuelle ou l'histoire collective. Il n'est
donc pas étonnant que cette notion épouse les enjeux épistémologiques
et méthodologiques abordés par les historiens, les philosophes,
les économistes et les sociologues contemporains. |
Textes de Hourya Benthouami,
Augustin Giovannoni, Sophie Guérard de Latour, Jacques Guilhaumou,
Laurence Kaufmann, Jérôme Maucourant, Emmanuel Renault, Krzysztof
Szuka, Olivier Voirol. |
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de possibles rencontres |
GROS Frédéric |
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| DAVIDSON Arnold | ||||||||
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Foucault, Wittgenstein
: de possibles rencontres. La tentation est grande en effet de confronter,
comparer, faire jouer ensemble ces deux grandes références
de la pensée contemporaine, même s'il ne saurait être
question d'établir aucun rapport d'influence directe (Foucault
a très peu lu Wittgenstein, il ne le cite que deux ou trois fois,
et encore de manière allusive). |
Frédéric Gros (Université de Paris Est Créteil) Arnold Davidson (Université de Chicago et Université de Pise) |
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Gros frédéric | |||||||
| Lévy Carlos | ||||||||
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Dans ses dernières recherches consacrées à la philosophie antique, Foucault élabore une nouvelle image du sujet. Le sujet n'est pas l'objet d'une connaissance possible, il n'est pas condamné, pour être lui-même, à un déchiffrement indéfini de ses pensées, il n'est ni une nature spirituelle ni une donation originaire de sens : il est ce qui se constitue comme agissant, dans le monde et avec les autres, au moyen de techniques et d'exercices. Ce sont des techniques de constitution de soi qui sont alors étudiées : techniques de concentration spirituelle, de remémoration d'énoncés, de formation de soi par des pratiques de lecture, d'écriture, d'examen, etc. Ces dernières études conduisent chez Foucault à une formulation neuve du problème politique : et si les luttes aujourd'hui n'étaient plus seulement dirigées contre les dominations politiques, contre les exploitations économiques, mais contre des assujettissements identitaires, des modes de subjectivation dominant ? La résistance au pouvoir serait à chercher alors du côté de cette constitution éthique d'un rapport à soi. Ce sont ces dimensions inédites de l'œuvre de Foucault que cette série d'étude explore. Thomas Bénatouïl, Anissa Castel-Bouchouchi, Jorge Dávila, Alain Gigandet, Laurent Jaffro, Valéry Laurand, Carlos Lévy, Michel Senellart
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Heimonnet | |||||||
| Jean-Michel | ||||||||
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La vague de terreur qui s'abat sur l'histoire de 11 septembre 2001 ne vient pas de nulle part; elle s'est engendrée d'une autre violence, faite d'indifférence et de suffisance: l'hubris prométhéen d'un homme qui se veut Tout. Ainsi le terrorisme n'est pas le seul fait des bombes humaines et des " fous de Dieu ". Il a deux faces, liée pour la première à une pulsion de mort non pensable et non explicable, et par la seconde à notre nihilisme. Adepte de Tocqueville, l'auteur de cet essai tente d'articuler les faces du terrorisme et d'en mettre au jour la complicité. Il démontre le piège infernal où la démocratie s'est enfermée en perdant foi dans les valeurs qui l'avaient promues. |
Jean-Michel Heimonet, né à Niort en 1948. Docteur d'Etat de l'Université de Saint-Denis, enseignant aux Etats-Unis depuis 1982, actuellement " full professor " à l'Université Catholique de Washington, DC. Après avoir consacré plusieurs ouvrages à la formation de l'esprit moderne, du romantisme allemand à la "sociologie sacrée de Georges Bataille" et à la pensée politique de Tocqueville, Heimonet s'est orienté vers la question de l'intercommunication et du sens de l'altérité sans la société du XXIe siècle. |
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HIRT |
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| André | ||||||||
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Le monde va finir.
La formule est en effet de Baudelaire. Le poète des Temps Modernes
se fait philosophe dans ce qui relève à la fois d'un constat,
d'une conclusion et d'une prophétie. En ce sens, une telle pensée,
rigoureusement datée, nous date aussi dans notre présent.
Que nous annonce au juste Baudelaire ? À l'évidence la décrépitude
de notre Histoire, mais aussi ce à quoi notre présent manque,
c'est-à-dire l'inverse de l'Histoire qui est la poésie,
cet autre temps pour l'existence. |
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HIRT |
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| André | ||||||||
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Philippe Lacoue-Labarthe (1940-2007) est un philosophe français, de renommée internationale. Il est réputé tant pour ses travaux spécifiquement philosophiques (sur Heidegger surtout) que pour ses traductions de Sophocle, Hölderlin, Nietzsche et Benjamin, et pour ses travaux autour du Romantisme allemand, du théâtre, de la musique et de l'art en général. Il est également - le sait-on au juste? - un très grand poète. Il fut en vérité davantage et en définitive autre chose qu'un simple philosophe: un grand penseur ainsi qu'un homme habité par la passion de l'existence indéfectiblement nouée aux vérités agissantes des grands textes et des grandes uvres. Philippe Lacoue-Labarthe - celui que l'on appelait "Lacoue" et que l'on nommera désormais ainsi puisqu'il consentait volontiers à ce nom - entendait la philosophie comme une traversée périlleuse des questions et non comme une profession ou une activité délimitées. Car il savait douloureusement que l'existence, l'histoire et la politique se décident dans la tragédie de ce questionnement si ample et si exigeant. |
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HIRT | |||||||
| André | ||||||||
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Et si avec Descartes
s'ouvrait la scène moderne de la poésie? Et si c'étaient
la pensée en général et l'existence qui se décidaient?
La pensée comme poésie, la pensée comme existence,
la poésie comme existence?
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HIRT | |||||||
| André | ||||||||
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Les uvres d'art
(peinture, musique, théâtre, littérature...) ne sont
pas seulement l'objet réel de la contemplation esthétique.
Sans doute touchent-elles bien davantage à leur nécessité
pour nous lorsqu'elles s'ignorent comme telles et configurent plus ou
moins secrètement l'existence de tout un chacun. Car les oeuvres
ne nourrissent pas seulement d'autres oeuvres et les livres d'autres livres. |
André Hirt est professeur de Philosophie en Première Supérieure au Lycée Claude Fauriel de Saint-Étienne. Il a déjà publié aux éditions Kimé Baudelaire, L'Exposition de la poésie. Il faut être absolument lyrique, Versus, Hegel et la philosophie à l'épreuve de la poésie, l'Universel reportage et sa magie noire (Karl Kraus, le Journal et la Philosophie), Musil, le feu et l'extase. |
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Essai sur la notion d'hosion d'Homère à Aristote |
JAY-ROBERT |
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| Ghislaine | ||||||||
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Dans ce livre, l'auteur se propose d'aborder un des problèmes majeurs rencontrés par nos sociétés contemporaines : quelle place le politique doit-il accorder au religieux ? Cette question prend, de nos jours, une importance particulière, dans la mesure où on assiste à un regain du sentiment religieux et à un recul de la pensée politique laïque. Il est donc instructif de réfléchir sur la notion de sacré et sur le rôle qu'elle peut être amenée à jouer au sein d'un Etat. Pour mieux saisir
ce phénomène dans toute sa complexité, l'auteur revient
aux origines et se demande comment les " inventeurs de la démocratie
" ont eux-mêmes géré ce rapport entre le sacré
et le politique et comment ils l'ont intégré dans l'organisation
de leur Cité-Etat. Il s'agit donc d'une enquête anthropologique
susceptible d'intéresser non seulement les férus d'Antiquité
classique, mais aussi les philosophes, les sociologues et tous ceux qui
cherchent à comprendre la façon dont les hommes ont pu percevoir
le divin et concevoir la loi. |
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Autostance et relation |
LABARRIÈRE | |||||||
| Pierre-Jean | ||||||||
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La science morale se présente, le plus souvent, comme une réflexion portant sur la nature de la conscience et de son rapport à la loi. Le présent ouvrage entend montrer combien plus fondamentale est une visée éthique qui, tout en ne méconnaissant pas cette exigence, se montre attentive aux problèmes de déontologie qui se posent dans telle ou telle branche de l'activité humaine. Mais elle s'attache surtout à un traitement logique de la question très ancienne du même et de l'autre : de la relation, en somme, entre un Je singulier et les conditionnements qui naissent de l'inscription de ce "sujet" dans un ensemble inter-humain. Autostance et relation : cet ouvrage s'efforce de montrer que la singularité de chacun - son "autostance", ou le fait qu'il lui faille "tenir debout par lui-même" - ne s'inscrit pas en marge des rapports qui sont ceux de tout sujet singulier avec la totalité de son environnement humain. Le solipsisme du sujet ne peut être conjuré que s'il accepte d'agir à partir de la relation qu'il entretient avec l'autre. Dans un acte de double "reconnaissance'', et de soi-même et de l'autre. |
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Décadence et modernité |
LEBIEZ | |||||||
| Marc | ||||||||
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La fin de l'Antiquité est plus que l'archétype de la décadence : une relation de synonymie s'est instaurée. Employé absolument, le mot décadence désigne cette époque, les autres lui étant assimilées par métaphore. Il serait donc vain de se demander s'il est justifié de qualifier ainsi ce que les historiens actuels préfèrent nommer "Antiquité tardive". S'y hasarderait-on, d'ailleurs, que les ouvrages de Montesquieu et de Gibbon seraient opposés au présomptueux. Ces classiques témoignent aussi de ce que la méditation sur le déclin et la chute de l'Empire romain est un des thèmes constitutifs de la conscience occidentale. On n'en peut donc contester le bien-fondé. Mais cette raison même justifie qu'on y regarde de plus près, pour évaluer la réalité de cette décadence sur le rejet de laquelle une large part de nos évidences se sont solidifiées, et aussi pour comprendre ce que l'on voulait rejeter en s'opposant à cela. |
Marc Lebiez est philosophe et helléniste. Collaborateur de la Quinzaine littéraire, des Temps modernes, de Critique, il a publié plusieurs livres dont Décadence: Homère et Éloge d'un philosophe resté païen (Proclos), à propos duquel Maurice Sartre a écrit dans Le Monde: " Avec ce beau livre, Marc Lebiez nous introduit dans le milieu méconnu des derniers païens, fidèles au nom de la raison et de l'histoire aux dieux qui avaient présidé à deux millénaires d'une brillante culture."
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MARTIN | |||||||
| Jean-Clet | ||||||||
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Ce livre pose un regard attentif sur la philosophie actuelle et sa constellation si singulière passant entre Badiou, Deleuze, Derrida, Châtelet, Foucault, Lacoue-Labarthe, Lyotard, Nancy, Rancière, Stengers. Il montre les philosophes, aujourd'hui, dans leur acte de résistance, inquiets des effets de la rationalité moderne lorsque cette dernière privilégiait seulement la figure de l'Homme, placée comme celle d'un Dieu au centre de l'Histoire et de la Nature. La philosophie contemporaine, loin de souscrire à cette promotion d'un savoir humain, lui-même prolongé par une économie toute-puissante, pénètre, au contraire, un monde en lequel Techniques, Arts et Sciences redistribuent leurs rapports. Placé sous le signe combatif d'Orion, se rend ainsi visible l'âge du multiple, inscrit au cur d'un pluralisme radical. |
Jean-Clet Martin, professeur agrégé et docteur en philosophie, Directeur de programme au Collège International de Philosophie entre 1998 et 2006, est l'auteur d'un livre sur La philosophie de Gilles Deleuze, Petite Bibliothèque Payot 2005.
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MARTIN | |||||||
| Jean-Clet | ||||||||
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" Figures des temps contemporains " est un livre qui cherche un nom pour notre époque. Les temps modernes, souvent triomphaux, n'offraient pas la même figure. L'âge qui nous caractérise aujourd'hui est étroitement lié au chaos, aussi bien du côté des sciences que de l'expérimentation artistique. Ainsi l'histoire change-t-elle de statut et les événements empruntent des axes informatiques autant que géographiques, réels autant que virtuels. Y a-t-il encore, pour un monde aussi volatil que le nôtre, quelque chose comme une âme, un esprit du temps qui nous donnerait raison de saisir la philosophie pour produire des con-cepts ? Quelles vérités notre époque peut-elle dresser ou adresser à l'obscurité d'un âge qui semble vivre de la perte de son sens, abandonné à l'envoûtement de fleurs des plus noi-res ? Comment le chaos peut-il se traverser en nous détournant du scep-ticisme et du nihilisme qui s'emparent d'un siècle dont le but se trouve rongé par les seules valeurs de gain ? Jean-Clet Martin, Directeur de pro-gramme au Collège international de Philosophie, auteur notamment de Deleuze, Payot, 1993, Van Gogh, Les Empêcheurs de penser en rond, 1998.
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MARTIN | |||||||
| Jean-Clet | ||||||||
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Ce livre témoigne en faveur de la légèreté, de la gloire irradiante des ap-parences. Il longe, avec célérité, les mouvements les plus subtils de nos parures, retrouvant l'âme des êtres à la frontière de leurs trafics, de leurs contacts épidermiques. L'érotisme n'est, du reste, rien d'autre que ce mouvement extraverti du corps au travers de ses multiples superficies. Le vêtement, la fourrure, le travestissement, le fard, le tatouage n'ont rien de commun avec la honte, avec la nécessité de se cacher, d'enfouir le noyau sous la protection d'une écorce. Etre superficiel, consiste bien mieux à s'empreindre d'une aura nouée d'effleurements, d'exhibitions allusives, d'indices ou de signes dis-crets par lesquels le corps s'expose à une impossible nudité Jean-Clet Martin, Directeur de pro-gramme au Collège international de Philosophie, auteur notamment de Deleuze, Payot, 1993, Van Gogh, Les Empêcheurs de penser en rond, 1998.
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Aspects physiques, aspects métaphysiques |
MIQUEL |
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| Paul-Antoine | ||||||||
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Dans son célèbre ouvrage de 1970, François Jacob assurait à son lecteur "qu'on n'interroge plus la vie dans les laboratoires". Il tentait en même temps pourtant d'y fonder les principes d'une "connaissance du vivant", enfermant ainsi la réflexion philosophique dans un cercle inextricable: comment donc s'y prendre pour caractériser la différence entre le vivant et le non vivant, sans avoir recours à la vie? Dans le prolongement de la réflexion que je mène depuis quelques années, ce livre tente de lever ce paradoxe en défendant les principes d'une "approche physique étendue" du vital qui rejette pourtant toute forme de métaphysique physicaliste, celle qui nous laisse croire qu'on peut tirer de la science ces deux affirmations ahurissantes: "le monde physique est complet" et "il est clôturé causalement". |
Paul-Antoine
Miquel enseigne la philosophie à l'université de Nice. Il
est également membre du laboratoire Ceperc (UMR CNRS 6059) à
l'université de Provence. |
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MIQUEL | |||||||
| Paul-Antoine | ||||||||
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La philosophie d'Henri
Bergson procède par images. L'intuition n'est donc pas seulement
une méthode, mais aussi un langage qui ne parle au propre que lorsqu'il
parle au figuré. Elle est une lanterne obscure qui dispense partout
de la lumière. Dans L'évolution créatrice,
l'intuition n'est pas une simple métaphysique qui se ferait sans
la science. Elle est aussi une dialectique qui chevauche l'intelligence,
une pensée en durée qui se nourrit de la pensée spatiale.
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Paul-Antoine
Miquel, Docteur habilité en philosophie des sciences, Maître
de conférence à l'université de Nice.
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MORILHAT | |||||||
| Claude | ||||||||
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La critique postmoderne se propose de nous libérer du carcan imposé par la raison. Selon Rorty l'abandon de la croyance en la possibilité de connaître les choses telles qu'elles sont, l'effa-cement de la distinction entre con-naissance et opinion, ouvrent à l'indi-vidu la possibilité d'explorer des voies inédites, de multiplier les descriptions novatrices, de développer sa recher-che d'autonomie, d'invention de soi, de perfection privée. L'autonomie, exaltée par Rorty, d'in-dividus en état d'apesanteur sociale, semble répondre sans équivoque aux exigences d'un univers marchand sur-développé. C. Morilhat a publié aux éditions Mé-ridiens Klincksiek La prise de con-science du capitalisme. Economie et philosophie chez Turgot, 1988, C. Fourier, imaginaire et critique sociale, 1991, aux PUF Montesquieu. Politi-que et richesses, 1996, La Mettrie. Un matérialisme radical., 1997. |
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Essai sur l'ontologie de Giacomo leopardi |
NEGRI | |||||||
| Antonio | ||||||||
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" Est-il possible
de développer un discours qui soit à la fois philosophique,
poétique et politique à propos d'un auteur de la grandeur
de Leopardi ? Est-il possible de s'engager dans une lecture qui fasse
de la rencontre paradoxale entre critique philologique et critique philosophique
la ligne d'une interprétation politique du poète qu'est
Leopardi. Tel est l'objectif poursuivi par ce livre. A. Negri |
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PERRU |
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| Olivier | ||||||||
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La pensée de
Bergson permet de réconcilier les sciences et l'itinéraire
de vie de chacun, de montrer que la connaissance scientifique et la manière
dont la personne humaine mène sa recherche de sens ne s'opposent
pas. Bergson a accordé une grande importance au développement
des sciences biologiques et psychologiques de son temps, ce livre retrace
la relecture philosophique qu'il fit de la littérature scientifique.
De plus, Bergson fait constamment appel à l'expérience humaine
: dans Les deux sources de la morale et de la religion, il convoque
l'expérience des héros, des sages et des mystiques, car
à ses yeux, ils témoignent d'une marche en avant qui mobilise
les capacités humaines de vérité et d'amour. A partir
de cette philosophie, notre intention est donc d'éclairer la réalité
de "l'itinéraire de vie" ; à une période
ou une autre de sa vie, chacun est amené à se poser les
questions de la durée de vie, du rôle de la mémoire,
du progrès, de la découverte des dynamismes de la vie sociale,
morale et spirituelle. |
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PERRU | |||||||
| Olivier | ||||||||
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La pensée de Bergson permet de réconcilier les sciences et l'itinéraire de vie de chacun, de montrer que la connaissance scientifique et la manière dont la personne humaine mène sa recherche de sens ne s'opposent pas. Bergson a accordé une grande importance au développement des sciences biologiques et psychologiques de son temps, ce livre retrace la relecture philosophique qu'il fit de la littérature scientifique. De plus, Bergson fait constamment appel à l'expérience humaine : dans Les deux sources de la morale et de la religion, il convoque l'expérience des héros, des sages et des mystiques, car à ses yeux, ils témoignent d'une marche en avant qui mobilise les capacités humaines de vérité et d'amour. A partir de cette philosophie, notre intention est donc d'éclairer la réalité de "l'itinéraire de vie" ; à une période ou une autre de sa vie, chacun est amené à se poser les questions de la durée de vie, du rôle de la mémoire, du progrès, de la découverte des dynamismes de la vie sociale, morale et spirituelle.. |
Professeur à l'Université Lyon 1 depuis 2006, Olivier Perru mène des recherches en histoire des sciences biologiques (histoire de la symbiose, individualité et association biologique) et en philosophie du vivant (apports des sciences biologiques à la philosophie, modèles contemporains du vivant). Il a publié " Le vivant, approches pour aujourd'hui ", Cerf, Paris, 2005 et " De la société à la symbiose ", (vol. 1 et 2), Vrin, Paris, 2003 et 2007.
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Contribution du dialogisme et de la logique des questions |
QUINCHE | |||||||
| Florence | ||||||||
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Quels sont les éléments
nécessaires pour qu'un langage éthique puisse se déployer
? Plusieurs types de conditions de nécessité sont examinées
: génétiques, structurales, logiques et pragmatiques. Repenser
l'éthique à partir de l'interrogation, sortir de la réflexion
monologique pour inclure cette interrogation dans un authentique dialogue,
voici quelques uns des objectifs poursuivis par l'auteur. Cette nouvelle
approche de l'éthique, prenant appui sur la philosophie du langage
et la pragmatique tout en s'inspirant des apports de la logique des questions
(Belnap, F. Jacques), de la théorie des mondes possibles (J. Hintikka)
et de la logique déontique (von Wright) propose une éthique
comprise comme dynamique, processus d'interrogation se déployant
sur plusieurs niveaux. A la philosophie de l'interrogation de Francis
Jacques, proposant quatre modalités de questionnement, relatives
à quatres anthropologies : scientifique, religieuse, littéraire
et philosophique, il est nécessaire d'ajouter l'éthique,
de par la spécificité de son mode de questionnement et d'argumentation
et son irréductibilité aux autres modes. De la forme des
questions en éthique, on passera au développement d'un questionnement
dans la délibération. Quelles sont les conditions communicationnelles
de la délibération éthique ? L'analyse des échecs
et des limites des délibérations permettra de proposer notamment
une définition dialogique du mensonge, de la promesse et du pardon
ainsi qu'une typologie des dialogues en éthique. Des exemples littéraires
et cliniques leur donneront chair.
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Florence Quinche,
Dr. en philosophie enseigne depuis 2000 la philosophie du langage à
l'Université de Paris 3 Sorbonne nouvelle, comme ATER, puis chargée
de cours. |
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Pour une anthropologie matérialiste |
QUINIOU |
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| Yvon | ||||||||
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Comment penser l'homme
aujourd'hui, dans une perspective matérialiste désormais
imposée par les sciences ? Celui-ci est incontestablement soumis
aux déterminismes de la biologie, de l'histoire et de la psychologie,
lesquels ne font pas de place au libre arbitre traditionnel. Mais il ne
suffit pas d'en reconnaître l'efficience ; encore faut-il les articuler
de manière fine et éviter de verser dans l'idée qu'une
de ces instances l'emporterait fondamentalement sur les deux autres -
comme le fait par exemple et sous une forme extrême le "biologisme"
quand il prétend expliquer l'être humain pas ses seuls gènes.
Ce livre s'y efforce avec rigueur et bien des nuances, en tenant compte
de nombreux acquis scientifiques. Il privilégie cependant la conception
radicalement nouvelle de Marx, centrée sur l'histoire et montrant
comment l'homme se construit en elle et par elle ; mais il s'agit d'un
Marx revisité, voire corrigé, dans lequel on découvrira
une forme de "nature humaine" régulièrement occultée
par ses partisans, et autorisant pleinement une liberté collective
à l'humanité. Reste le cas de Freud, ce géant lui
aussi : son anthropologie, inspirée de sa psychologie de l'inconscient
et de sa théorie des pulsions (Eros et Thanatos) est, par son pessimisme
relatif, en concurrence avec celle de Marx quand il s'agit de penser l'aventure
historique de l'homme et la possibilité d'un progrès proprement
moral de la société. Cet ouvrage tente aussi de résoudre
cette concurrence au profit de l'auteur du Capital. |
Agrégé et docteur en philosophie, Yvon Quiniou poursuit depuis plusieurs années une réflexion sur le matérialisme, la morale et la politique, marquée par divers ouvrages dont Nietzsche et l'impossible immoralisme (Kimé, 1993), Figures de la déraison politique (Kimé, 1995), Etudes matérialistes sur la morale (Kimé, 2002) et, tout récemment, L'ambition morale de la politique. Changer l'homme ? (L'Harmattan, 2010). Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs, en particulier sur le darwinisme, et il est aussi l'auteur d'un Karl Marx (Le Cavalier Bleu, 2ème édition 2009). Il est membre des rédactions d'Actuel Marx et de La Pensée et il participe au débat public à travers de nombreuses interventions dans les médias. |
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QUINIOU | |||||||
| Yvon | ||||||||
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"Peut-on concilier matérialisme et mo-rale ? La fin des entités métaphysi-ques qu'impose la culture contempo-raine - le Sujet, la Liberté, la Con-science souveraine - implique-t-elle qu'on cesse de se référer à des valeurs objectives obligeant l'homme à vivre dans l'optique de l'Universel ? Bref la morale est-elle désormais, comme le prétendait Foucault, " impossible " ? C'est ce que cet ouvrage tente de montrer à travers un parcours philo-sophique qui va de Nietzsche à Ha-bermas en passant par Darwin et Marx. La distinction de la morale et de l'éthique y est centrale : elle per-met d'éviter le relativisme généralisé des valeurs et la résorption de la mo-rale dans l'idéologie, tout en restant fidèle à l'approche matérialiste. L'homme, donc, cet " animal moral". Yvon Quiniou enseigne la philoso-phie en classes préparatoires. Il a collaboré à de nombreux ouvrages collectifs, dont le Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution, PUF, 1996, et l'Histoire de la philosophie morale et politique; La Découverte, 2001. Il est l'auteur de Problèmes du matérialisme, Méridiens-Klincksieck, 1987.
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RAÏD | |||||||
| Layla | ||||||||
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Kant soulignait le scandale du scepticisme : à peine l'a-t-on enterré sous quelque sain réalisme, qu'il ressuscite de ses cendres. Qu'est-ce qu'affronter le scepticisme? Wittgenstein a été lu diversement, qui interroge cette résurrection. D'un côté, ses Recherches philosophiques seraient pure et simple réfutation de longs siècles de scepticisme - où l'on déclare la mort du phénix. De l'autre, un ouvrage sceptique. Est-il simplement invraisemblable d'imaginer autrui comme une ombre, ou, radicalement, dénué de sens? Ancienne élève de l'École Normale Supérieure, agrégée de philosophie, Layla Raïd est maître de conférences à l'Université Bordeaux 3. |
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REUMAUX | |||||||
| Françoise | ||||||||
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Cet ensemble de contributions
propose une lecture plutidisciplinaire sur la question du Vrai/du Faux,
interrogeant le statut de vérité que chaque discipline est
en mesure de donner à ses "objets".
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Sous la direction de
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ROBELIN | |||||||
| Jean | ||||||||
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La raison se constitue
comme puissance publique dans l'écart entre le " nous "
qui préside à l'interlocution des diverses communautés
et le " on " qui incarne l'impersonnalité des rapports
sociaux hors de toute inauthenticité, dans l'écart donc
entre l'impersonnalité des rapports sociaux et leur inter-individualité.
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SANDKÜHLER | |||||||
| Hans Jörg | ||||||||
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Ce livre, issu de conférences à la Sorbonne, aborde des questions d´épistémologie, de philosophie des sciences et d´histoire de la philosophie et de la science depuis Kant. Il traite du discours sur la nature, du pluralisme et de la relativité des convictions et des vérités. Au centre de cette étude se trouve donc la nature dans les langues de la culture. Sont présentés non seulement certains problèmes liés aux rapports entre la philosophie et les sciences de la nature depuis la physiologie moderne, mais encore les questions que pose la 'nature' pour la théorie de l´État, du droit et de la société. L´auteur Hans Jörg Sandkühler, Professeur de philosophie à l´Université de Brême. Principaux domaines de recherche: épistémologie, philosophie des sciences, théorie du droit et de l´État. Editeur de l´ „Enzyklopädie Philosophie" (1999, 2 volumes).
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Ethique de l'affectivité dans la phénoménologie de Michel Henry |
SEYLER |
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| Frédéric | ||||||||
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La Phénoménologie de la vie de Michel Henry est-elle porteuse d'une éthique et, si tel est le cas, quelles sont les coordonnées principales de celle-ci ? C'est cette double question que se propose d'étudier la recherche menée ici. Alors que les textes que M. Henry consacre explicitement à l'éthique sont peu nombreux, il apparaît cependant que la distinction barbarie/culture représente le fil conducteur d'une critique qui ne peut être considérée comme axiologiquement neutre. Une analyse de la continuité de cette distinction dans le corpus de la Phénoménologie de la vie permet ainsi de clarifier le sens que pourrait prendre une "éthique de la culture". Ce sens est intimement lié à la compréhension de la vie comme affectivité immanente et transcendantale. L'éthique de M. Henry peut alors se caractériser comme une éthique de l'affectivité dont l'enjeu se situe dans une possible reconnaissance de la vie. La question est cependant aussi de savoir dans quelle mesure un discours éthique peut non seulement être tenu sur ce qui, en raison de son immanence, échappe par principe à l'intentionnalité, mais peut également posséder une effectivité pratique à son égard. |
Frédéric Seyler, docteur en philosophie, est chargé de cours aux Universités de Metz et du Luxembourg. Nombreuses publications dans le domaine de la phénoménologie de la vie, travaux de traduction dans le cadre du Groupe d'Etudes Fichtéennes de Langue Française (GEFLF). |
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SOULEZ | |||||||
| Antonia | ||||||||
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Comment écrivent les philosophes ? répond à une question que tout le monde se pose : la langue du philosophe est-elle spéciale ? Sa technicité est-elle de caractère scientifique ? Le philosophe fait-il connaître quelque chose ? Est-il créateur ? L'enquête est menée depuis Kant qui a assigné à la philosophie la tâche de "présenter conceptuellement" les problèmes de connaissance. Si, d'après cette tâche, méthode et écriture font un, le philosophe est aussi un écrivain, mais de quelle sorte ? L'activité compositrice à l'aide de concepts éventuellement forgés oriente ici la réflexion. A. Soulez est l'auteur de nombreux travaux sur la philosophie du langage. Partie de la philosophie grecque (thèse sur Platon) elle a mené des recherches sur le Cercle de Vienne et Wittgenstein, Dictées, Waismann, Schlick (PUF, 2 vol. 1997-98), Leçons sur la liberté de la volonté (PUF, 1998).
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STEINMETZ |
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| Rudy | ||||||||
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Les pages que Husserl a consacrées à l'art et à la conscience esthétique sont rares et éparses. Il n'en reste pas moins que la théorie qui y voit le jour fait preuve d'une grande systématicité. L'uvre d'art, comme elle le sera plus tard chez Sartre, y est invariablement désignée au titre d'objet irréel. Non qu'elle ne possède une effectivité matérielle qui en assure la présence dans le champ de la perception et en constitue le soubassement physique, mais, bien plutôt, qu'elle soit illocalisable dans ce champ et irréductible à ce soubassement. La raison en étant que l'objet d'art est un objet imaginaire qui ne trouve dans la réalité dont il est fait que le moyen de s'y objectiver et non celui de s'y individualiser. Son irréalité, il la reçoit du regard "désintéressé", au sens kantien du terme, qu'il appelle, de la visée intentionnelle particulière qui lui donne d'apparaître en tant que "néant" ou "rien", comme se plaît à le répéter Husserl. C'est à retracer la genèse de cette conception dématérialisée de l'uvre artistique et du type de conscience qui l'appréhende que s'attache ce livre, non moins qu'à en cerner les enjeux théoriques. Deux voies d'investigation ont été privilégiées à cet égard. L'une, interne, s'efforce d'en dégager la provenance et d'en saisir le statut au sein même de la phénoménologie husserlienne. L'autre, externe, la confronte à des théories esthétiques rivales et à la production artistique dont elle a à rendre compte afin, par contraste, d'en faire jaillir et d'en apprécier la véritable portée heuristique. Le résultat est que les catégories conceptuelles élaborées par Husserl pour fonder son approche du phénomène de l'art et de l'intention qui en prend acte s'avèrent, en définitive, sujettes à la critique. |
Rudy Steinmetz enseigne l'esthétique et la philosophie de l'art à l'Université de Liège. Il est secrétaire du Groupe de recherches "Esthétique et philosophie de l'art" du F.N.R.S. Il a publié Les styles de Derrida (Bruxelles, De Boeck, coll. Le point philosophique, 1994) et est co-auteur de Esthétique et philosophie de l'art. Repères historiques et thématiques (Bruxelles, De Boeck, coll. Le point philosophique, 2002). |
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Scénarios de la mondialisation culturelle I |
TOSEL |
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| André | ||||||||
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Peut-on parler d'une
culture mondiale ? À première vue la réponse est
positive. La mondialisation repose sur une universalisation économique
accompagnée d'une universalisation politique. Le système
de l'économie monde repose sur l'expansion des marchés et
sur la généralisation de l'entreprise comme institution
totale. Ce système a pour forme politique la démocratie
régime appelée à se répandre partout avec
ses droits de l'homme et du citoyen. L'universalisation culturelle semble
s'imposer avec les médias de masse du capitalisme cognitif, avec
l'unification linguistique opérée par l'anglo-américain,
avec l'expansion d'un idéal de vie individualiste centré
sur la consommation. Le néolibéralisme se présente
comme la conception totalisante du monde, de ce monde. |
André Tosel est professeur émérite de philosophie à l'Université de Nice-Sophia Antipolis. Il a publié récemment Un monde en abîme. Essai sur la mondialisation capitaliste, Paris, Kimé, 2008, Spinoza ou l'autre (in)finitude, Paris, L'Harmattan, 2008, et Le marxisme du XX° siècle, Paris, Syllepse, 2009. |
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Scénarios de la mondialisation culturelle II |
TOSEL |
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| André | ||||||||
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Au sein d'un monde déchiré par la guerre globale et les états de violence interethniques la civilisation est considérée comme enjeu, d'un choc. La civilisation occidentale, dominante, se juge par la bouche de certains interprètes directement menacée par d'autres rivales, notamment la civilisation islamique. Les accusations d'impérialisme ne sont pas nouvelles. Depuis le 11 septembre 2001 la tentation est grande pour les leaders occidentaux de récuser l'accusation en faisant valoir la menace terroriste et de donner à leur hégémonie une diction civilisatrice exclusive. S'opère un usage rétorsif de l'incrimination de barbarie. En fait il importe de déconstruire la notion asymétrique de civilisation en prenant la mesure de la barbarie immanente à la mondialisation capitaliste et de distinguer entre islamophobie politiquement injustifiable et critique légitime des religions. L'enjeu est d'empêcher que la problématique confuse du choc des civilisations ne se transforme en prophétie auto-réalisatrice. |
André Tosel est professeur émérite de philosophie à l'Université de Nice-Sophia Antipolis. Il a publié récemment Un monde en abîme. Essai sur la mondialisation capitaliste, Paris, Kimé, 2008, Spinoza ou l'autre (in)finitude, Paris, L'Harmattan, 2008, et Le marxisme du XX° siècle, Paris, Syllepse, 2009. |
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Essai sur la mondialisation capitaliste |
TOSEL | |||||||
| André | ||||||||
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Comment comprendre la mondialisation qui est désormais le référent de toute pensée responsable? S'agit-il d'un événement sans précédent qui contraint à repenser l'espace et le temps de l'action humaine et la construction de notre monde ? Est-elle plutôt une nouvelle période dans l'histoire de l'économie-monde régi par le mode de production capitaliste qui se reproduit ainsi selon son impératif systémique, mais sous des formes nouvelles ? Quelles sont ces formes économiques, sociales, politiques, culturelles ? Comment penser le rapport entre l'hégémonie exercée par la direction stratégique des entreprises transnationales et les réformes du procès de travail par la nouvelle technologie sociale des communications ? Quelles sont les conséquences de la financiarisation d'une économie qui fait de la force de travail internationalisée non pas tant un salariat qu'un précariat ? Que faire de la production d'un apartheid mondial qui transforme des masses d'hommes en humanité superflue ? |
André Tosel enseigne la philosophie politique et la philosophie de l'histoire à l'Université de Nice. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la philosophie marxiste (Marx, Gramsci, Lukacs) et, plus récemment, d'une série d'articles sur la mondialisation et ses conséquences.
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Van Eynde | |||||||
| Laurent | ||||||||
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Les pièces historiques et les tragédies de Shakespeare apparaissent ici comme la ressource d'une interrogation philosophique infinie sur ce qu'est l'histoire, le sujet, la négativité du langage, son rapport à l'image - en fin de compte sur les ambiguïtés de la construction d'un monde à laquelle la philosophie elle-même est partie prenante. La philosophie du théâtre révèle un langage créateur et destructeur de mondes, traversé de doutes et exposé à tous les inconforts de l'aventure historique - un langage qui trouve dans le drame shakespearien (Hamlet, Richard II, Richard III, Roméo et Juliette, Le Roi Lear, Othello, Macbeth) le lieu d'épanouissement de toutes ses équivocités. Car au-delà du phantasme de la systématicité et de la clôture de la connaissance, la vie même s'accomplit dans le mouvement d'un langage qui invente des mondes au risque de lui-même, au risque de ses univers tragiques.
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Laurent Van Eynde est professeur de philosophie aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles), où il dirige le Séminaire Interdisciplinaire de Recherches Littéraires (SIRL). Il enseigne l'histoire de la philosophie, l'anthropologie philosophique et la philosophie de l'art et de la littérature. Parmi ses écrits, on retiendra Introduction au romantisme d'Iéna (Ousia, 1997), La libre raison du phénomène. Essai sur la "Naturphilosophie " de Goethe (Vrin, 1999) et Goethe lecteur de Kant (PUF, 2000). Il a également co-dirigé plusieurs ouvrages collectifs parmi lesquels Faust ou les frontières du savoir (2003) et Le grotesque. Théorie, généalogie, figures (2004) aux Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, ainsi que Phénoménologie(s) et imaginaire (2004) chez Kimé. |
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